Retour aux Deux fours, séance de rattrapage pour les absents… (09/02/2025)

« Grotte des deux Fours, le rattrapage »

Après la pluie…. le beau temps!!! 🌞🌞🌞

Et c’est après un épisode pluvio neigeux sur les Cévennes que nous allâmes avec ce dimanche ensoleillé, nous enfermer sous terre à…. la grotte des deux Fours, pour une session rattrapage pour Amandine qui n’avait pu venir lors de notre précédente sortie en ce lieu; et l’occasion pour son ami Nicolas de s’initier à la découverte souterraine dans cette belle cavité cévenole.

Arrivés à 11h30 sur le parking en bord de route, il nous fallut pas plus de 25 minutes de marche d’approche pour rejoindre l’entrée de la grotte.  

Le temps pour nous de mettre nos casques, d’effectuer les derniers réglages d’habillage et d’éclairage, de prendre une petite photo pour envoyer l’heure d’entrée à nos chers dirigeants de club (qui ne la recevront qu’à notre retour à la voiture, avec le message indiquant notre retour, faute de réseau à proximité de la cavité), et nous voilà entrain de pénétrer dans les entrailles de la terre.

L’équipe est au top, et le passage de la diaclase dès notre entrée se fait sans effort, ainsi que l’étroiture au sol qui la succède, nous donnant ainsi accès à la suite du réseau et la sensation d’être déjà à mille lieues de la surface.

Et c’est ici après avoir posé nos sacs que nous décidâmes de les abandonner là, bien que l’angélus avait sonné midi depuis quelques minutes. Mais l’appétit n’était pas encore au rendez-vous et l’enthousiasme de poursuivre notre chemin inondait davantage nos esprits et nous poussa à continuer le ventre vide.

Nous ne tardons pas à arriver sur les splendides formations qu’expose la cavité depuis des millénaires; concrétions, fistuleuses et autres compositions minérales, dont la création relève de l’impossible pour nous simples contemplateurs du dimanche.

Une fois ces merveilles admirées, nous poursuivons notre avancée dans cette galerie « d’art » principale. Mais très rapidement, nous fûmes arrêtés par un passage siphonnant, qui, avant les pluies et notre dernière visite en ces lieux, restait encore franchissable et nous permettait de continuer dans ce réseau principal encore quelques temps.

Force est de constater que notre aventure s’arrêterait là pour aujourd’hui, l’eau infiltrée par les pluies de la veille faisant ainsi barrage à notre chemin. 

Obstinés à l’idée de vouloir continuer, nous avons essayé de trouver un shunt dans les environs de la voûte mouillante, en vain.

Nous faisons alors demi-tour, tout en nous souvenant que nous avions laissé deux départs de réseau secondaire sur un côté de la galerie. 

Une fois le premier départ rencontré en chemin, Amandine décide alors de s’engager et tombe très vite sur une impasse. A son retour, histoire d’égayer cet échec cuisant, elle se mit à nous faire une petite démonstration de « nain de patagonie » sur le rebord rocheux de l’entrée du boyau. L’ambianceuse est là, et la bonne humeur aussi.

Et c’est en rencontrant sur notre retour le deuxième départ à taille humaine cette fois-ci, que Nicolas prend le lead avant de rencontrer sur son chemin une petite descente où les techniques d’opposition sont de rigueurs. Mais rien qui ne puisse encore faire trembler notre initié du jour, c’est avec brio et agilité qu’il passa cet obstacle… avant d’en découvrir un second… un premier boyau où je pris la tête histoire de rassurer mes compagnons (si je passe, tout le monde passe :-)). Le chemin est clairement fréquenté et ne laisse aucun doute sur la suite du réseau. Et les étroitures se succèdent pour arriver à nouveau dans un espace digne d’un bipède ou nous pouvons ainsi nous redresser et poursuivre sans entrave notre périple. Nous stoppons ensuite sur un élargissement de la galerie, dans lequel plusieurs orientations s’ouvrent alors à nous. 

Face à une descente qui devient un peu technique, je décide de partir voir en reconnaissance la suite éventuelle au réseau, tandis que mes compagnons attendrons patiemment mon retour. 

Sur le bas, un passage qui finit sur une petite étroiture qui semble surplombante, pour laquelle mon gabarit me dit qu’il sera difficile de passer, bien que la suite ait l’air de s’ouvrir et laisse entrevoir de jolies parties concrétionnées. Donc je fis demi-tour et me dirigea sur l’autre suite logique de la galerie, toujours en contrebas, mais face à notre point d’arrivée. Le passage se réduit assez vite et laisse présager de nouvelles étroitures. Je m’arrête alors et observe une vieille boîte de conserve usagée et entreposée sur un côté du passage, dégradée par le temps, certainement des premiers spéléos … j’hésite à la laisser là pour les archéos du troisième millénaire…

Réflexion faite, il semble que nous touchons à la fin de notre petite balade, et de retour auprès de mes compagnons, nous décidons alors de rebrousser chemin et de nous diriger vers nos sacs, car après trois bonnes heures de crapahutage, la faim commence à se faire ressentir.

C’est avec joie que de retour près de nos casses dalles, nous commençons à déguster notre déjeuner, sans mot, dans le calme absolu de la cavité (la faim était là cette fois-ci). Une fois fini, il était temps pour nous de ressortir au grand jour après 4h passées sous terre.

Chemin faisant, bifurquant sur notre gauche, nous fîmes une petite halte admirative auprès des « deux fours », vestige de l’ère industrielle locale avant de retourner au parking.

Et comme le veut la tradition au GND, sur le trajet retour vers nos pénates, nous nous arrêtâmes à la très célèbre fontaine de Sauve, afin de contempler son régime turbulent suite à l’épisode de pluie passé.

Bref, c’est le corps fatigué, l’estomac rassasié et l’esprit émerveillé que nous finissons cette belle journée du très réputé GND !