« Les deux Fours , GND Vs GSI »
Non non non non…. quand on parle des deux fours lors d’une rencontre interclub, il ne s’agit pas d’espaces de transaction de produits stupéfiants de la main à la main, établi au pied d’une tour, sur une place, dans un hall, sous un porche ou dans une cave (bien que le GND soit un gang…), mais de la cavité: la grotte des Deux Fours à Ganges (ouf… je viens d’éviter une perquisition au QG du club si les RT tombent sur ce compte rendu :-)).
Donc rien d’illégal ni d’interdit, juste le plaisir de se retrouver entre collègues Et amis de deux clubs de proximité autour d’une passion commune: la spéléo.
Tout d’abord, il s’agissait de trouver une grotte à ajouter sur la liste de course pour notre dernier venu au club, Ronan.
L’idée des deux fours raisonna dans ma tête comme un rêve de gosse, car cela faisait des années que je rêvais de faire cette cavité horizontale. Puis, en diffusant la nouvelle, nos amis du GSI nous rejoignirent pour constituer un petit groupe bien sympathique pour cette nouvelle sortie GND.
Et c’est par un temps pluvieux que nous amorçons une marche d’approche humide, après nous être donné rendez-vous sur le parking situé sur la route en bordure du Rieutord.
Une fois arrivé devant le trou, nous voilà à tour de rôle comme happé dans l’obscurité de la cavité tel un trou noir.
Premier passage, une diaclase descendante où nous avons pu jouer les contorsionnistes pour les plus « épais », mais ça passe… donc tout va bien. Deuxième passage, une chatière ou idem les « gros chats » (comme moi) ont pu passé, ainsi que notre présidente enceinte de plus de 5 mois ((donc plus proche de la baleine que du niphargus en matière de morphologie).
Et nous voilà à tour de rôle tous réunis de l’autre côté. Nous décidâmes alors, au vu de l’heure et de l’espace que cet environnement nous mettait à disposition, d’en profiter pour faire notre pause déjeuner (histoire de prendre quelques forces pour la suite de notre aventure).
Puis, après nous être restauré, nous voilà en quête pour explorer la suite du réseau qui est encore inconnu pour certains d’entre nous. Les uns décidant de poursuivre la descente en désescalade, les autres par un passage moins exposé, le tout en observant les merveilles qui nous entourent et nous fascinent.
Après un dédale un peu acrobatique nous arrivons sur une partie magnifiquement composée de concrétions, fistuleuses, le tout immaculé d’une blancheur éblouissante pour les formations minérales ayant été épargnées par les mains hasardeuses (ou pas) de visiteurs peu scrupuleux dans les temps anciens (espérons que cette mouvance soit révolue, et que de nouvelles moeurs aient instauré dès lors un certain respect des lieux… pas sur…).
Et c’est ici malheureusement que nous abandonnerons notre présidente, qui préfère ne pas présumer de ses forces et notre trésorier (certains disent que ce serait lui le père?!!). Ce fut déjà une belle réussite pour elle d’avoir parcouru ce bout de chemin avec nous, et fera de belles histoires à conter à leur progéniture, déjà spéléologue malgré elle (faudra voir de faire une adhésion d’honneur tout de même le moment venu).
Le temps passant, mais aussi par solidarité avec la patronne, certains décidèrent de s’arrêter là avant de faire demi-tour, tout en profitant des lieux et multiplier les shoots photos (merci Jo), tandis qu’un petit groupe de trois (Vince, Sosso et moi-même) décidèrent de poursuivre la galerie et voir jusqu’où cela nous mènerait.
C’est en mode course que nous avons continué notre progression jusqu’à buter sur ce qui nous sembla être la fin du réseau, avant de faire demi-tour pour ne pas trop laisser le reste du groupe dans l’attente de notre retour.
Une fois tous réunis à nouveau, tel des chenilles, nous nous mîmes en procession vers la sortie.
Sur le chemin du retour, nous fîmes un crochet vers le site minier des deux fours où nous immortaliserons notre sortie interclub par une série de photos dont nous ne manquerons pas de nous souvenir, tant le téléphone en mode retardateur a chuté de son socle de fortune avant de prendre LE cliché que nous garderons pour notre album.
De retour aux voitures sous une météo toujours maussade, nous nous revêtons d’habits propres et décidons de tous aller s’hydrater à Ganges avant de se quitter.
Non moins fatigué mais toujours aussi euphorique à l’idée de passer à Sauve sur le trajet, c’est comme deux enfants capricieux que Ronan et moi insistons auprès de Nico et Nadja pour nous arrêter à la fontaine de Sauve; et ainsi, le temps d’une courte pause, se laisser envoûter par l’eau jaillissante du massif du Coutach .
La tradition est respectée, le GND s’est arrêté pour admirer la fontaine de Sauve pour la énième fois depuis son existence.





