Depuis quelques temps déjà, David souhaitait récupérer le perfo qu’il a laissé depuis plus d’un an dans la cavité au fin fond de la galerie Cardaire.
Grosse mission au programme pour y aller, bien que la porte des étoiles nouvellement débloquée avec les cheats code depuis la fin 2025, nous fasse désormais gagner un temps précieux, et ainsi shunter le siphon temporaire sous la salle du chaos.
C’est ainsi que Rachel et moi, après plusieurs tentatives de rendez-vous avortés pour cause de temps (météorologique avec les forts cumuls de pluie du mois dernier) et de temps (temporelle de par nos plannings de ministres respectifs), nous nous décidâmes ce jeudi après-midi à partir en mission pour récupérer ce perfo !!!
Rendez-vous à midi pétante au QG annexe Camarguais du GND pour le départ.
Arrivée 50 min plus tard sur les lieux, nous enfilons nos combis, embarquons un kit pour le transport du perfo avec quelques victuailles histoire de ne pas dépérir au fond de la cavité, et… et… et… surtout… nous nous munissons d’un précieux bâton d’encens sous les directives de David, afin de potentiellement trouver un courant d’air au bout du bout du bout. Donc Rachel, qui avait tout prévu, s’empresse de le fourrer dans mon bidon étanche avec un briquet.
Et c’est parti !!!! nous entamons notre rando souterraine direction la galerie Cardaire, loin sans peine car pris l’un comme l’autre d’une chaleur étouffante dans les ramping et les dédales de la cavité.
Je suis Rachel qui elle seule connait le chemin pour y arriver, et il nous faudra à peine une petite heure pour atteindre le fond. Une fois sur place nous récupérons le perfo tant attendu. Son état général est correct après un an de conservation dans du plastique bulle le tout enfermé dans un sac étanche. Quelques traces d’humidité proches des connectiques de batterie (sans les atteindre pour autant), une petite odeur de cèpe en prime, mais rien de plus dérangeant visuellement et olfactivement qui laisserait présager un disfonctionnement éventuel.
Arrive ensuite une petite visite des lieux autour de la salle des éboulis avec mon précieux guide : Rachel, qui m’amène en direction des dernières désob faites. Le test à l’encens s’opère, on teste plusieurs zones sur le chemin de la désob, en vain… toute la fumée se dirige en plafond sans dispersion à l’avantage d’un sens ou d’un autre du passage.
Nous ne tardons pas à arrêter les tentatives de trouvaille de courant d’air, l’atmosphère se saturant alors du parfum envoutant de l’encens aux saveurs des indes.
Puis, Rachouille me fait part d’une galerie explorée par Romuald et Sam, sous la désob ou nous nous trouvons, et me propose d’aller y jeter un œil.
On n’est pas venu jusque là pour passer le temps !! Donc ni un ni deux nous nous engageons dans cette portion étroite et anguleuse de la cavité jusqu’à arriver sur une succession de petits gours au blanc immaculé, dont je n’oserais pas y crapahuter dessus de peur de les salir, bien que la suite se laisse voir dans ce sens, à la vue et au bruit de l’eau qui coule un peu plus en amont. Rachel me renseigne alors et m’indique la présence d’un siphon un peu plus loin découvert par Romuald par le passé, donc inutile de forcer la progression dans cette direction qui s’avèrerait être rapidement une impasse.
En revanche, un embranchement quelques mètres auparavant semble donner suite aussi sur une autre direction. Je questionne Rachouille sur cette branche. Elle me dira que ce n’est pas très grand et que ça ne va pas très loin. Je scrute le départ… tça va… je m’engage les pieds en premier et me laisse glisser tout doucement vers le fond qui descend légèrement, mais le passage reste bien horizontal tout de même. J’arrive ensuite dans une zone de retournement ou je réussi à passer la tête devant et analyser ainsi l’espace environnant. Il s’agit en vrai de la zone aval des gours, et la suite à l’air de descendre plus bas dans un espace impénétrable à taille humaine. Donc je décide de faire demi-tour.
Et là… c’est le drame… j’amorce mon extraction quand subitement, les mouvements de bassin me permettant d’avancer en mode « lombric » me sont rendus impossibles de par l’étroitesse en plafond. Pas plus affolé pour autant, je multiplie les tentatives qui s’avèrent toutes infructueuses.
C’est alors que Rachouille, prise de panique commence à s’affoler, et se met à m’organiser un planning de survie pour prévoir une sortie ultérieure : «je vais te chercher à boire et à manger dans le kit, tout se passera bien » me dit-elle.
« Caaaaaaalllllmmmmee toiiiiiiii louloute, j’ai réussi à passer dans un sens, je vais bien réussir à passer dans l’autre » lui répondis-je.
Le temps passant (2 min en vrai), je décide de me retourner et de recommencer les tentatives mais dos au sol cette fois-ci, en positionnant les genoux dans une ouverture en plafond.
Et là… c’est le mi-mi c’est le ra-ra c’est le miracle, bibi réussi à s’extraire easy, sans problème, comme quoi… ce n’était pas si compliqué…
Puis nous recommençons dans cette zone les tests à l’encens. Deuxième effet Kiss cool, le briquet décide de ne plus fonctionner… la poisse…
Nous insistons lourdement durant de longues minutes sur la roulette de la pierre du briquet, pensant un temps peut-être à la présence de CO2 qui nous empêcherait l’apparition d’une flamme. Quand soudain, une flamme nous illumine… ouff… enfin… nous réitérons donc le test à l’encens. Idem, nous nous sommes embaumés au parfum patchouli sans déceler le moindre courant d’air. Agacé par cette multitude d’échecs, nous rebroussons chemin pour revenir tant bien que mal dans la salle des éboulis.
C’est l’heure du gouter, donc comme à la récré, on prend nos barres chocolatées et notre thé pour nous requinquer avant de rentrer.
Dernier tour d’inspection, puis nous prendrons le chemin inverse pour sortir une heure plus tard à l’extérieur, presque propre si seulement Rachouille ne s’était pas amusée comme d’habitude à nous barioler le visage de glaise en mode Rambo.
Le débrief fait sur le chemin du retour avec David par téléphone, nous amènera à la conclusion que les chaleurs anormalement printanières de cette fin février créent un équilibre thermique entre l’extérieur et la cavité, rendant ainsi les courants d’air impossibles dans la zone de fond, car David nous certifiera avoir eu du zef à décorner les bœufs les fois précédentes, jadis…
Bref… ce qui veut dire en deux mots : ON reviendra !! 😊 😊
Ps : pas de photo du perfo… la photo est partie à la poubelle trop vite… trop masculin et pas assez poétique pour Rachel.




